Alien (2/2) : les inconcevables descendances.

Ceci est la suite de l’article sur la saga Alien. Je vous conseille de le lire avant d’entamer la lecture de celui-ci.


Il s’agirait de clore le dossier Alien non ? Je voulais préparer un long texte pour lister tous les problèmes de ces films par rapport à la saga Alien mais, d’une part ce n’est pas le but de cette chronique, et d’autre part cela a déjà été fait par bien d’autres avant moi, alors il ne s’agira ici que de présenter mon point de vue sur ces derniers films avant de passer à une nouvelle saga.

Alien vs Prédator  (2004) de Paul W.S. Anderson

Synopsis : En 2004, Charles Bishop Weyland, fondateur de la Weyland Industries, réunit une équipe de scientifique pour visiter une pyramide précolombienne conservée en antarctique sans ce douter qu’elle l’aire de jeu des Prédators qui s’organisent un combat contre des Aliens. Entre ce combat de titans se trouve Alexa Woods, notre protagoniste, qui décide de s’allier avec un Prédator pour survivre.

Étonnamment d’un très bon niveau, AVP se démarque de la saga par un renouvellement original qui ne trahit pas ses classiques. Il s’agit par exemple de ne pas situer l’action dans un vaisseau comme dans Alien, mais dans une pyramide tout aussi stressante, tout deux étants des endroits clos.

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C’est très cool de revoir Lance Henriksen, célèbre Bishop d’Aliens.

AVP se permet aussi d’être un film de combat soit, mais jouissant d’un scénario assez bien écrit, centré autour de la relation entre les hommes, les Aliens et.. Les Prédators ! On remarque subtilement le style de Anderson, par exemple grâce à des ralentis suffisamment bien dosés pour ne pas faire too much. Ce film, c’est le fan-service au service du bon goût. Les costumes et les décors sont superbes, les références à Alien et à Prédator (1987) de John McTiernan sont nombreuses et l’action reste crédible, même lorsque l’on pense que Alien transposé dans notre monde, c’est irréalisable. Si vous pensez cela, vous n’avez qu’à moitié raison car ce film a eu une suite, d’un néant artistique complet.

Alien vs Prédator Requiem (2007) des frères Strause

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Le pire ratage du film, c’est la manière dont il a été filmé.

Synopsis : Un Prédalien, mélange génétique d’un Alien et d’un Predator, naît dans le vaisseau des Prédators, les tue et revient sur terre pour foutre le bordel. Le crash du vaisseau laisse échapper des Facehuggers. Un Prédator décide de venir régler le problème. Des protagonistes mal écrits tentent de survivre dans le chaos de la ville, instauré par les bêtes pendant que Mme. Yutani nous montre son existence pour résoudre un passage entre AVP et Alien…

L’arrêt cardiaque définitif de la franchise Alien !

Clichés, personnages mal exploités, sadisme inutile, réalisation digne d’un très mauvais téléfilm, tout est bon pour entrer dans le coma en voyant AVP2. Peut être suis-je trop catégorique et que je ne vois définitivement pas des xénomorphes évoluer dans un milieu urbain, mais cela n’explique pas pourquoi l’intrigue est aussi longue pour aussi peu d’intérêt. Lorsque l’on ne voit pas une chasse aux bestiaux horriblement inintéressante, on doit supporter des personnages auxquels rien ne donne envie de se raccrocher ou de s’identifier.

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Ce qui me tue, c’est qu’on a un prédalien, et qu’il est raté. Alors que, il y vraiment moyen d’en faire un tueur sanguinaire.

Ce film est une torture pour les fans de la saga Alien, et je suis pourtant quelqu’un d’assez indulgent, mais là, on peut vraiment parler d’une suite de trop. Ou d’un cross-over préquel de trop… Ce n’est même pas un nanar à regarder ivre mort, c’est un pathétique navet sans âme, et dont l’objectif commercial n’est même pas assumé. Je préfère de loin le prochain film dont je vais parler…

Prometheus (2012) de Ridley Scott

Synopsis : Une équipe d’explorateur découvrent un message des Ingénieurs, qui sembleraient être les créateurs de l’humanité. Ils partent donc avec un androïde, David, la scientifique Elizabeth Shaw et son petit ami, et la petite fille de Charles Bishop Weyland, et d’autres personnes dont on se fout pas mal.

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Michael Fassebender, le principal intérêt du film.

Prometheus est connu pour être l’un des pires ratages de ces dernières années selon les cinéphiles. Je ne suis pourtant pas (intégralement) de cet avis. Si bien évidemment le rapport à Alien est une véritable descente au enfer et que les messages philosophiques sur la création des hommes sont inutiles car sous-exploités et d’ailleurs déjà exploités par le cinéma dans une bonne quinzaine de films – dont le premier AVP -, j’ai au moins quelques bonnes choses à en tirer.

Premièrement, et même si beaucoup, voire la majorité des personnages sont absolument détestables, il est à souligner que l’androïde interprété par Michael Fassbender est attachant et intéressant. Et même… Neuf. En effet il est assez sympa d’avoir un nouveau visage que celui du Bishop classique, que j’ai même préféré à celui de Alien Résurrection, ou que j’ai trouvé plus passionnant dans son interprétation mais surtout dans son comportement. Un plus car l’héroïne du film est insupportable tant elle est à l’antithèse d’être l’équivalente de Ripley. Secondement, et même si c’est un point que l’on critique, et c’est compréhensible, si l’on suis ce conseil de l’ami Flavien et que “l’on oublie d’être dans un préquel à Alien”, on peut trouver intéressant la manière dont les xénomorphes finissent par voir le jour. Enfin… Même si ça reste tellement en dessous du processus de copulation mis en place dans la saga. Pour finir, et c’est pour ce point que je ne déteste pas ce film, c’est un message subtil dans le film, qui passe au dessus de tout le monde sauf de moi, qui explique que… Les aliens ont sauvé la race humaine. Effectivement, alors que les ingénieurs voulait exploser la Terre, ils se sont fait un peu latter par les xénomorphes, et c’est pour cette raison que nous sommes encore en vie. C’est pas très recherché et ce n’est même pas spécifiquement voulu, mais j’aime le fait que le monstre de la saga soit le sauveur de notre espèce.

En réalité le problème à reprocher à Prometheus, c’est qu’il avait du potentiel, un potentiel inexploité, et qui fait rager tous les fanatiques de la saga. Il est passé par de multiples phases de réécriture et aurait pu ressembler à n’importe quoi d’autre plutôt qu’à ça. Je conclurais simplement en vous disant que si je ressens un profond vide en voyant Prometheus, je n’ai pas envie de me nourrir de lames de rasoir comme lorsque je regarde le précédant film cité.

J’en ai fini avec la saga Alien. Je précise que malgré ces deux derniers écarts, les premiers films restent des classiques du cinéma de science-fiction et une référence pour les purs fans de space opéra.

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